Plus jamais sans mon ForceFeel !

Vous rêvez d’un simulateur dynamique mais n’en avez pas les moyens ou pas la place chez vous pour l’installer ? Live Sim teste un nouveau produit, le ForceFeel de Realteus, arrivé presqu’un an après avoir été commandé.
Si vous voulez en savoir plus, restez avec nous et poursuivez votre lecture.

 

 

 

Le ForceFeel de Realteus, c’est quoi ?

C’est un système composé de huit moteurs qui vibrent, répartis sur un support qui se pose sur n’importe quel siège, et donc sur votre siège de simracer. Ça sert à quoi et comment ça marche ? Vous connaissez déjà le principe du volant à retour de force, qui va vous permettre de ressentir les bosses, les freinages, les bumps : le ForceFeel fait la même chose, mais vous aurez l’information directement non pas par vos mains et vos bras, mais par vos jambes, vos hanches et votre dos. Au niveau des sensations, on peut dire que l’on se trouve avec l’impression d’être dans un simulateur dynamique, mais sans les mouvements. Et donc, en gros, on a l’impression d’avoir les mêmes retours d’informations que le simulateur dynamique, sans que le corps soit secoué et compense les changements de direction de votre siège. Donc vous sentez vos pneus qui glissent, votre moteur qui monte dans les tours, vos changements de vitesse, votre perte d’adhérence, le poids de la voiture qui passe de gauche à droite, le survirage, directement via les vibreurs du siège. Le dosage de l’effet peut être réglé directement via un petit boîtier branché sur le siège en tournant un potentiomètre.

Quels sont les effets gérés par le ForceFeel ?

Concernant les effets gérés par l’application, vous avez les surfaces de la route, les vibreurs, les changements de vitesse, les coups de volant, les vibrations du moteur, le rupteur de votre compte-tour, l’accélération et décélération longitudinales, l’accélération latérale, ainsi que les dégâts. Autant dire que ça fait vraiment pas mal d’informations supplémentaires qui sont ajoutées à votre volant qui vous envoyait ces effets via la roue. La sensation que l’on éprouve lorsque l’on utilise le ForceFeel revient un peu à celle ressentie lorsque l’on se met dans un simulateur dynamique. Le retour de force du volant parait tout de suite moins présent et on a presque l’impression que les effets ne passent plus par lui. Pour ceux qui se poseront la question de savoir s’il est possible de désactiver sur le volant à retour de force les effets pris en charge par le ForceFeel, notez que le principe est le même qu’avec un simulateur dynamique. En gros, on ne peut pas désactiver les effets, sinon, le système ne les transmettra pas du tout, et donc ni au volant, ni au ForceFeel. C’est plus dans le dosage du Force Feedback dans le jeu pour le volant qu’on pourra jouer pour ensuite l’augmenter sur le ForceFeel pour le sentir plutôt par son biais que par le volant.

Et comment ça se connecte au PC ?

Je dis PC car le système fonctionne idéalement via une application très bien faite, SimShaker Wheels, livrée dans les précommandes avec le ForceFeel, qui fonctionne uniquement sur PC. Le branchement s’effectue dans tous les cas avec la prise USB, mais il est ensuite possible de brancher en plus la prise Jack et de basculer entre une utilisation via l’USB ou via le Jack audio connecté sur la prise casque du PC. Il y a un relais pour brancher son casque ou ses haut-parleurs directement sur le ForceFeel lorsque la prise casque du PC est prise par le Jack audio du ForceFeel. La prise USB sera utilisée par les applications, comme Simshaker. La prise audio pourra être utilisée pour les applications ou les jeux non gérés ou les films par exemple. Il faut ensuite lancer l’application propriétaire, le ForceFeel Control Center et le paramétrer en mode audio, ou rester appuyé 5 secondes sur la télécommande du ForceFeel. Evidemment, via l’audio, c’est moins précis et on ne peut quasiment rien régler, mais ça a le mérite d’exister et de permettre d’utiliser le ForceFeel sur un jeu qui n’est pas géré par SimShaker Wheels ou lorsque vous regardez un film. L’expérience d’une partie de Rainbow Six Siege avec les coups de feu et les explosions qui font vibrer votre fauteuil est très plaisante ! Un bon point donc pour cette option qui apporte également une belle immersion dans les films. On rejoint un peu le Buttkicker puisque la sensation du fauteuil qui vibre au rythme du caisson de basse est équivalente.

Est-ce que c’est confortable ?

En fait, en recevant le colis, j’ai tout de suite pensé que la légèreté de la boîte ainsi que du produit permettait de le transporter facilement, contrairement à un simulateur dynamique et donc de l’utiliser un peu n’importe où. Le système se pose sur le siège, s’attache avec quelques petites sangles, pas forcément utiles puisqu’une fois que vous êtes assis sur le support, il ne bouge plus trop. Donc notez que c’est un aspect plutôt pratique pour le produit. Niveau confort, le produit a été installé sur un siège DXRacer : il se place plutôt bien. Concernant les moteurs, il faut avouer que deux moteurs semblent assez désagréables : ceux sur la partie de l’assise, sous les fesses, identifiés 3 et 4 sur le schéma. C’est plutôt dur, et si je pensais que le support allait rester sur le siège, pour travailler sur mon PC, j’ai vite enlevé les sangles de dessous pour incliner l’assise dans le dos afin d’éviter d’avoir les moteurs qui gênent pour travailler confortablement. Autant je ne sens absolument pas les six autres moteurs, autant ces deux-là sont gênants. Je verrai sur le long terme si l’habitude me fera oublier ces zones désagréables. Il existe également un mode massage, mais l’option semble vraiment très anecdotique pour être utile : un seul programme est prévu et les effets de vibration sont très faibles. Nous sommes loin des sièges de massage du marché et l’inconfort des moteurs n’est pas compensé par cette option un peu gadget. 

Faut-il un logiciel spécial pour l’exploiter pleinement ?

Le ForceFeel est livré avec un logiciel maison pour être exploité, le ForceFeel Control Center qui permet de tester les moteurs, de basculer du mode audio au mode USB et de lancer la fonction massage. Pour le cas qui nous intéresse, le simracing, le logiciel SimShaker Wheels est plus que conseillé. Toutefois, c’est assez compliqué de récupérer la bonne version : il faut au moins la version 3.0 et une fois installée et passée la phase de blocage du téléchargement à cause de Windows 10 puis de votre antivirus qui met le programme en quarantaine à l’exécution, vous aurez ensuite un problème pour activer le logiciel avec votre licence, donc retour à la case support pour, enfin, avoir accès à l’interface qui permet de paramétrer la force des effets à appliquer en fonction du jeu. A l’heure où j’écris l’article, 16 jeux sont reconnus et gérés par l’application parmi lesquels iRacing, Assetto Corsa, Automobilista, rFactor 2, DiRT Rally, DiRT 4, Project CARS 1/2, Euro Truck Simulator 2, American Truck Simulator, F1 2016/2017 et RaceRoom Racing Experience. D’autres titres sont amenés à être ajoutés à cette liste.
Et où le trouve-t-on ce logiciel ? Le logiciel propriétaire est téléchargeable à cette adresse (récupérez au minimum la version 3.2, cela vous garantira d’avoir une version fonctionnelle). Quant à SimShaker, il est disponible sur le site.

Et ça coûte cher ?

Pas trop mais… Le ForceFeel avait été commandé en précommande lors du lancement du projet, avec un prix un peu plus bas et le logiciel SimShaker Wheels offert. Il est vendu aujourd’hui à 159€ sur le site. Je l’avais commandé en mars 2018, il vient d’arriver en janvier 2019, mais les stocks des prochaines commandes sont déjà épuisés. Il vous faudra donc vous armer de patience si le produit vous intéresse. En tout cas, la panoplie du bureau qui se transforme en cockpit se complète doucement et je suis ravi de l’avoir pris.

Alors, je l’achète ?

Lorsqu’on termine une session de roulage, on se dit : « Finalement, peut-être que c’est sympa, même si je m’attendais à mieux… » Mais lorsqu’on relance une course, et qu’on n’utilise pas le ForceFeel, là, de suite, on se dit : « Ah oui quand même ! » En fait, l’impression est presque la même que de désactiver le FFB sur son volant : une fois qu’on y a goûté, on ne peut plus s’en passer. Il n’y a plus rien, on perd ses repères, on s’attend à recevoir beaucoup plus d’informations qui n’arrivent pas directement sur notre corps. Donc oui, un grand oui, c’est vraiment super sympa de rouler avec le ForceFeel et le plus qu’apportent les vibrations des moteurs de manière localisée est clairement intéressant pour le tarif proposé.

Et pour finir…

N’hésitez pas à nous poser vos questions si d’autres points vous intéressent, si vous l’avez aussi commandé et avez des soucis pour l’utiliser, nous sommes là également pour vous aider.

Lien vers le site du ForceFeel : https://eu.realteus.com/products/forcefeel

Info de dernière minute parue après la sortie de l’article : Realteus annonce également que leur but est d’avoir une plateforme la plus ouverte possible pour son ForceFeel. Ils négocient actuellement avec les développeurs de SimHub/ShakeIt pour rendre le ForceFeel compatible avec le plugin ShakeIt. Cela leur permettrait d’offrir une alternative à SimShaker et d’étendre la liste des jeux compatibles avec le ForceFeel. Le logociel serait disponible avec l’édition standard du ForceFeel.

New : SimHub est disponible et fonctionne désormais avec le ForceFeel.

Crédits photos : Live-Sim / Realteus / Andre

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