Triple vainqueur en Fun Cup et humble simracer

Vous connaissez certainement la VW Fun Cup et ses fameuses 25 Heures de Spa ? Cette compétition automobile internationale rencontre un franc succès, et Cédric Bollen, Liégeois de 27 ans, y excelle. Triple champion de l’European VW Fun Cup en 2015, 2016 et 2017, et vainqueur des 25 Heures VW Fun Cup en 2014, 2016 et 2017, Cédric s’est lancé récemment dans le Simracing, et a intégré début 2018 l’équipe Simatok. Nous avons souhaité en savoir un peu plus, et notamment pourquoi et comment il a choisi de faire de la course virtuelle un plus pour la compétition réelle.

 

Tu as remporté plusieurs fois les 25 heures VW Fun Cup en tant que pilote réel. Quel est ton parcours pour en arriver là ?

A la base nous étions partis, mon père et moi, pour acheter une moto de trial. Après les avoir regardées dans le magasin, mon père me voyant assez hésitant me questionna sur ce que je voulais vraiment, et je lui répondis que je voulais faire un stage en karting. Me voilà donc, âgé de 12 ans, pour la première fois sur un kart 4 temps. J’y ai tout de suite pris goût, mon père également, il avait pratiqué la discipline auparavant. J’ai roulé en karting jusqu’à mes 17 ans, où j’ai fait mes premiers tours de roues en Fun Cup. En 2009 je commençais ma première saison dans cette série, que je n’ai jamais quittée depuis. Au cours de ces années, nous avons acquis énormément d’expérience, mon père en tant que préparateur de la voiture et moi en tant que pilote. Nous avons toujours travaillé ensemble et c’est pour moi notre véritable force aujourd’hui en Fun Cup.

Comment as-tu découvert le Simracing ?

J’ai commencé le Simracing en 2011. Nous avions une course en Fun Cup au Mugello et je ne connaissais pas le circuit. Pour apprendre ce dernier, j’avais fait l’acquisition d’un volant Logitech G27, et j’avais installé rFactor sur mon ordinateur avec le circuit du Mugello. Si j’avais trouvé l’apprentissage du circuit sympathique, je n’étais par contre pas convaincu par les sensations de pilotage, et à part pour apprendre l’un ou l’autre tracé, je n’avais pas persévéré à ce moment-là. En 2015, toujours avec le même équipement, j’ai découvert iRacing, les sensations de pilotage sur la Mazda m’ont tout de suite plu. J’ai accroché un peu plus, j’ai montré cette simulation à mon coéquipier de l’époque en Fun Cup, Fred CAPRASSE, qui m’a dit « Et si on se montait un simulateur ? », ce qu’on a fait fin 2015. J’y ai pris goût, j’ai ensuite monté un simulateur dans ma chambre et j’étais d’attaque pour 2016 !

Parle-nous justement d’iRacing : pourquoi ce choix ?

J’ai choisi iRacing car de toutes les simulations que j’ai testées, c’est celle où je m’y suis le plus retrouvé en terme de pilotage. Un autre facteur important est le concept de l’organisation des courses, une facilité incroyable pour rejoindre une course, tout en ayant un système bien étudié derrière, avec un système de cotes de Safety Rating qui permet d’avoir des courses d’un niveau de propreté nettement supérieur aux autres. Un autre point décisif est l’authenticité des circuits, pour en avoir déjà fait pas mal en réel, je peux vous dire que le niveau de reproduction frôle la perfection.

 

Quelle est ton approche du Simracing ? Le vois-tu comme un complément pour ton entraînement ou est-ce une discipline à part ?

Pour moi le Simracing est passé par plusieurs stades : à la base un complément pour l’entraînement, aujourd’hui je dirais que c’est mon outil d’entraînement principal, et je pense que dans le futur, quand je ne pratiquerai plus en réel, je continuerai le Simracing en tant que discipline à part. Actuellement, je suis convaincu que s’entraîner sur le Simracing et essayer de rivaliser avec les meilleurs pilotes et équipes est plus que bénéfique pour la course réelle, cela permet d’augmenter et de garder le rythme ! Pour être performant en sport auto, un des points majeurs est le rythme. Pour augmenter ce rythme il faut rouler, rouler et encore rouler ! C’est ce que la simulation permet de faire à budget moindre par rapport à une sortie sur circuit. De plus, il s’est avéré que mes points faibles étaient les mêmes en réel qu’en simulation, j’ai donc pu les travailler sur la simulation et j’ai pu observer une amélioration également en réel. Pour moi la simulation pour un pilote qui n’a pas les moyens de rouler à outrance en réel est le meilleur outil d’entraînement possible.

A-t-il été facile pour toi de faire le setup de la voiture en Simracing, forcément très différent de la préparation d’un véritable véhicule de course?

En effet les setups sont fort différents, notamment par le fait que les voitures sur lesquelles nous roulons ont souvent plus de paramètres à gérer que sur celles où je roule en réel. Mais le principe reste le même, il faut tester tous les paramètres et se faire une idée de l’incidence de chacun. Et pour cela, le bienfait du virtuel, c’est que cela ne coûte rien à part un peu (voire beaucoup) de temps. Mais pour moi les modes opératoires dans les deux disciplines se rapprochent assez fort, et la difficulté se trouve plus dans le fait d’intégrer les paramètres qui me sont inconnus.

Par quel matériel es-tu passé et qu’utilises-tu aujourd’hui ?

Comme cité précédemment, j’ai commencé avec un Logitech G27 et le pédalier qui était fourni avec. Cela a duré quelques mois et je voulais plus de sensations au niveau des pédales notamment. Alors j’ai acheté l’ensemble chez Fanatec, pédales V3, base clubsport V2 et volant F1. Au niveau du châssis j’ai commencé avec un Playseat et support triple screen, fin 2016 j’ai acheté un châssis To Be Faster V2 de chez JCL Simracing. Fin 2017, étant content du châssis et du service fourni, j’ai pré-commandé le Direct Drive de chez JCL Simracing. C’est un moteur Mige (20Nm) accompagné d’une SimuCube et d’une Ioni Pro HC. J’ai gardé ma roue F1 que j’ai adaptée dessus. J’utilise toujours mon pédalier Fanatec V3 et je suis très content de l’ensemble !

Tu viens d’intégrer récemment l’équipe Simatok, comment l’as-tu connue, et pourquoi ce choix ?

A mes débuts j’avais déjà eu des contacts avec quelques-uns d’entre eux en intégrant l’équipe Proracing Sport, et par la suite en ayant une période de test chez Endless Simracing, où malheureusement je n’avais pas pu aller plus loin car une réorganisation digne de ce nom avait eu lieu, qui donna naissance après quelques étapes à la Simatok actuelle. Lors de la réorganisation, je n’avais pas ma place chez eux, je me suis donc tourné vers l’équipe JCL Simracing, où j’ai pu rencontrer des pilotes très sympathiques et très expérimentés, ce qui m’a permis de progresser et d’avoir le niveau et la mentalité pour rejoindre la Simatok. Pourquoi l’avoir choisie ? Parce que je pouvais ressentir de l’extérieur la très bonne organisation de cette équipe, leur motivation et détermination avec entre guillemets les moyens du bord ! J’adhère également à leur souhait de garder une équipe fortement réduite en nombre de pilotes. Pour moi c’était l’équipe que je souhaitais intégrer depuis longtemps, et je suis très content aujourd’hui de pouvoir en faire partie et de la confiance qu’ils m’accordent.

Tu connais la course réelle, et notamment tout ce qui a trait à l’organisation d’événements, la gestion d’une équipe, d’un budget. Quel regard portes-tu sur le Simracing ? Avons-nous encore du chemin à faire pour atteindre le professionnalisme du sport auto réel ?

Je trouve que l’écart entre les deux disciplines n’est pas si énorme que ça. Je pense qu’on y retrouve de tout dans les équipes : des amateurs qui sont là pour se faire plaisir, aux grosses structures qui ont envie d’arracher les trophées. L’e-sport est en plein développement et je pense que ce n’est plus qu’une question de temps avant de voir apparaître de vrais contrats pro sur iRacing. Pour moi, dans le fond, c’est la course !!! Pour être performant il faut s’entraîner beaucoup et j’essaie toujours de tirer le maximum de ces deux environnements et de progresser personnellement.

Quels sont tes objectifs aujourd’hui en réel comme en Simracing ?

Pour commencer, mes objectifs en Simracing sont d’évoluer, de progresser, encore et encore. Actuellement j’estime qu’il me manque entre 1s et 1.5s par rapports aux « aliens » (ça dépend de la voiture et du circuit). Tout en progressant j’aimerais également amener les couleurs Simatok encore plus avant, notamment lors des endurances, car cela reste mes courses de prédilection. Ensuite, mes objectifs en réel cette saison sont de gagner le championnat Fun Cup de France où on est inscrit avec notre voiture (#277), et aussi de gagner le championnat d’Europe où cette année je rejoins une nouvelle équipe, DRM Motorsport, avec la voiture #2 et une grosse partie des coéquipiers avec lesquels nous avons déjà roulé ensemble. L’année passée, aux 24h karting de SPA, nous avions échoué 2ème à 35 millièmes de seconde de la 1ère place, nous comptons bien prendre notre revanche cette année !

 

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Crédit Photos : Cédric Bollen / SimatoK eSport

13 commentaires

  1. Belle article!! Dommage que ce « simracer » soit tomber dans le piège Iracing, son test n’as pas dû être très pousser sur les autres simu…

  2. Salut Cantalou ! Merci pour ton commentaire !!
    Pour ce qui est du choix d’iRacing, comme d’habitude, les goûts et les couleurs…
    En plus, s’il voulait rentrer chez les Simatok, il n’avait pas trop le choix.
    Enfin, toi qui es un fan de rFactor et d’AMS, tu sais bien qu’iRacing, malgré toutes ses tares, apporte encore aujourd’hui bien plus de visibilité que les titres précédemment cités.

  3. A force on a compris que tu n’aime pas iRacing Cantalou-LSF mais il exprime très bien pourquoi il a choisi cette simu et pas une autre : bonne sensation de pilotage, possibilité de faire des courses avec des gens de son niveau (quasiment) à n’importe quelle heure et une modélisation des circuits au poil.
    Alors, oui il y a d’autres simus qui présente de bonne sensation de pilotage, oui il y d’autres simus qui ont un bonne modélisation des circuits, par contre, pas sur qu’il y ai d’autres simus qui proposent des courses toutes les heures permettant de se mesurer à un dizaine de pilote de son niveau. Et encore moins d’autres simus qui conjuguent ces trois « qualités ».

    De mon avis, c’est la meilleure simu pour un pilote pro. Après, pour de « simple » simraceur, peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse 😉

  4. Oui, ça c’est sur j’aime pas Iracing je le dirai partout où on m’en laisse la possibilité et je m’opposerai toujours à ce genre de jeu qui profite des joueurs et de leur argent, on l’a d’ailleurs sorti des jeux présent dans notre ligue au vu des pratiques de ce studio.

    Il existe, ou existait, des serveurs avec des courses toutes les heures, la SRE avait mis ça en place sur AMS, et nous avions fait ça aussi sur RF2 à une période mais les joueurs n’étaient pas aux rendez-vous, problème de com surement, ou de catégorie, maintenant si tu fait pas de la GT3 les mecs viennent pas ou peu.
    Je ne sais pas comment les joueurs trouve Iracing au dessus des autres, oui le multi est le meilleur mais c’est tout, le tires mod et inexistant et la physique très moyenne sans parler des règles de course qui n’existent pas avant la classe c ou b, en gros pas avant d’avoir lâché 100€ dans le jeu.
    Bref il y a mieux a coté et ça me désole de voir que les joueurs restent aveugle.
    Ce weekend d’ailleurs, samedi 24 pour être plus précis, il y a une endurance sur RF2 organiser pas ESL qui roule 6 heures sure Suzuka, elle réunira 70 pilotes, allez donc voir ça sur la chaine endurance simracing leagues vous verrez que Iracing n’est pas le messie…

    bref bonne game!

  5. Merci pour l’info sur l’endurance RF2, mais en dehors de cela tu es un peu hors sujet non ? Je dis cela, mais souvent je dévie aussi.

  6. Je rejoins FloSimrace. S’il a choisi iRacing c’est parce que ça lui convenait à lui et qu’en plus il voulait faire partie de l’équipe Simatok qui court sur cette plate-forme. Et je pense qu’en tant que pilote réel il doit parfaitement savoir ce qu’il fait. Il doit bien y avoir d’autres endroits qu’ici pour critiquer iRacing non ? Au fait Cantaloup de quels pilotes faites-vous partie ? Êtes-vous un amateur, un alien ou encore un pilote réel ???

  7. Triple champion de la VW Fun Cup ,un spécialiste de cette catégorie .Un modèle qui nous a bien amusé et nous amuse encore sur Rf et AC .Peu être que Cédric pourrait nous apporter son analyse du Mod de ses collègues liégeois de la la F14TModding ?
    😉

  8. Article très plaisant a lire, merci !

    @Cantalou, concernant le tire model sur iRacing, il est encore développement donc c’est normal qu’il ne soit pas au top pour le moment, tu trouves la physique d’iRacing très moyenne, c’est très prétentieux de ta part !
    Les règles de drapeau jaune avec neutralisation de la voiture de sécurité, je suis d’accord cela manque dans les séries Road, c’est mis en place en Nascar et j’espère qu’ils arriveront a faire de même pour le Road !

    Pour terminer, ce qui fait le charme d’iRacing en plus de son Online, c’est son développement constant, d’année en année il évolue pas a pas, je pense et je l’espère qu’un jour iRacing n’aura plus que le coût pour être critiqué, et peut être les déconnexions !

  9. Merci Florian. Quant à iRacing, effectivement les décos sont assez fréquentes et pénibles. Ils vont bien finir par trouver la solution…

  10. Comme dis l’autre, je roule ou je me sens bien et il a bien raison.
    Cependant pour cette plateforme, le problème ce n’est pas trop le contenu mais les tarifs qui encadrent l’accès des SimRacers qui fait polémique et je suis heureux de lire de la part d’un utilisateur « « j’espère qu’un jour iRacing n’aura plus que le coût pour être critiqué » »

    Sans rentrer dans la polémique qui a toujours été mise en avant soit son coût et aussi son contenu car aucune plateforme n’est parfaite !!
    je ne crois pas qu’il soit prétentieux de donner un avis sur des sensations perçu en terme de simulation, car cela peut varié d’un individu à un autre en fonction de son matériel et son ressenti.

    De plus, le monde 3d dans lequel évolue le Sim racer , pour l’essentiel cela se passe sur la physique qui est d’une complexité qui se résume a du codage dans x fichier et beaucoup ont appris avec certaines plateforme et grâce au partage avec des professionnels, à codé les sensations que peux ressentir un humain et ça malheureusement pas tout le monde si intéresse ou y a accès .Au delà de la sensation ,est-ce que l’utilisateur peut être juge de ce qu’il ne connait pas ?
    Il y a le bon codeur et pour ne pas dire mauvais, le moyen codeur et nous sommes dépendant d’eux !!

    Comme toutes les plateformes, elle se développe pour sa communauté et c’est normal .Le jour ou cette plateforme ne sera plus critiqué sur son coût, cela sera une grande avancé pour la communauté tout entière 😉

  11. Cantalou, voir quelqu’un dire « votre jeux c’est de la merde mon mien c’est mieux » ça donne même pas envie d’essayer TON jeu préféré. Serieux la manière dont t’en parles on dirai les clash mongols sur jvc à l’époque entre PS3-360 ou call off/BF. T’as 0 arguments de plus dire « les tire model c’est de la merde » ouais cool tu te bases sur quoi pour dire ça? Parce que là ton argumentation est assez vie et pourrai se résumer juste à « iRacing c de la merde Rf2 c’est mieux » Aller je vais t’aider « FAUT PUTAIN DE GARDER LES PNEUS FROID POUR FAIRE UN BON OTUR EN QUALIF!!!!lol »

    De mon point de vue iRacing, c’est la meilleur plateforme si tu veux faire des courses contre des gens de ton niveau et surtout le plus important je trouve contre des gens bien meilleur que soi. Alors certes tu me diras « Oui mais dans nos ligues y’a aussi des aliens » sauf que y’en a plus au cm² sur iRacing que dans n’importe quelle ligue et je trouve ça extrêmement motivant. Ça faut l’savoir hein (p’tite référence :D). Au delà de ça même si depuis Le Mans 2017 les problèmes de déco lors de gros events sont toujours présent. En temps normal de mon experience de 180 courses j’ai jamais été déco une seule fois. Niveau budget ça pique c’est vrai mais dis toi que j’ai commencé y’a un an j’en avais 17, j’ai 0 salaire, j’ai quand même pu m’en sortir. Ensuite c’est laaargement possible pour 0euros (hormis l’abonnement) d’arriver en classe B et faire du blancpain. Rookie à D->gratuit->D à C en ce moment Cadillac sur Okayama->gratuit->C à B advanced mazda cup, t’attends un circuit gratuit et hop t’a monté tes licenses. Ensuite t’as qu’a acheter de temps en temps des circuits et tu verras qu’au bout d’une saison ou 2 tu auras de plus en plus de circuit et suffit que tu te spécialises sur une série et t’auras vite la majorité des circuits utilisés pour cette série.

  12. @goudronlapin6 Tu fais vite des raccourcis mais oui le tire-modèle d’iracing et nul et celui de RF2 est mieux, ça ce n’est plus a démonter, si tu ne t’en rends pas compte je ne peux rien faire pour toi…reste sur ton Iracing perso je m’en fous pas mal…
    PS si tu gardes les pneus froids je ne pense pas que tu fasses un bon tour, mais si c’est comme ça sur Iracing alors tu viens de me donner tous les arguments dons j’avais besoin apparemment….LOL

    Passer de classe Rooki à B non ce n’est pas gratuit, déjà c’est 9 ou 10 euros par mois, perso j’ai repris un ABO il n’a y pas longtemps pour faire du Nascar, 3 mois, et je me suis dit je ne dépense pas un sous pour des caisses ou des pistes, résultat, oui je suis monté facilement en D, et c’est tout, en 3 mois pas une course où je ne devais rien acheter, soit il fallait une piste soit une voiture, sinon c’était les trucs du début sans règles avec 20 bourrins au départ…
    Après mon désamour d’Iracing ne viens pas uniquement du prix, j’ai toujours détesté qu’on me dise quoi faire, alors un jeu qui me dis cette semaine tu vas rouler là avec telle voiture, non merci je roule ou je veux quand je veux, après j’aime le Simracing mais pas au point de faire des sacrifices, en plus RF2 prend de plus en plus d’ampleur et j’y joue énormément, mais c’est pareil leurs packs à 15€ pour 5 Bagnols il le garde pareil pour leur mod karting qu’ils osent te vendre 20 € j’en veut pas a ce prix, oui je ne dépense pas mon argent facilement parce que je n’en ai pas beaucoup, je n’achète jamais de DLC ou addons et c’est justement parce que des gens en achètent que les studios en profitent. Bref

  13. Le simracing est un outil de préparation qui prend une place grandissante, et encore plus auprès des jeunes pilotes, génération ayant directement baigné dans les jeux vidéos. Comme l’évoque le pilote liégeois, la fidélité des tracés offre un formidable moyen d’apprendre un circuit avant même d’y poser les roues pour la prochaine fois.
    Je parlais justement simracing avec un ami la semaine dernière, qui est tombé par hasard sur une diffusion eSport à la télé (probablement GT Sport). Les jeux vidéos ne sont pas de sa génération et il ne s’y est jamais intéressé : il a été bluffé par le réalisme visuel et la fidélité des tracés. Il pratique la compétition moto au niveau amateur et participe à un championnat parcourant plusieurs pays d’Europe. C’est un niveau amateur mais il me disait entendre ça et là d’autres pilotes évoquer les jeux vidéos pour apprendre le circuit. Et au niveau pro, il a certains retours de pilotes pros utilisant également les jeux vidéos pour apprendre les tracés qu’ils ne connaissent pas. Cela ne remplace pas l’apprentissage qu’ils ont suivi en école de pilotage pour, justement, apprendre un circuit, mais le complémente.
    En continuant notre discussion, je lui ai fait découvert un écosystème qu’il ne soupçonnait pas (plateformes de jeu, matériel, ligues, forums, …). Il projetait même le simracing remplacer le sport auto. Je ne partageais pas cette prédiction – ça m’attristerait – mais étais persuadé comme lui que le simracing se hissera au même niveau que les sports mécaniques, autant en terme de professionnalisation que de médiatisation.

Et vous, qu'en pensez-vous ?